Niger : Suspension du Chef de Canton de Sokorbé par le Général Salifou Mody pour Cyber-haine

 

Photographie de l'intronisation du Chef de Canton de Sokorbé au Niger, faisant l'objet d'une suspension administrative.


Dans un sursaut d’autorité salutaire visant à préserver la cohésion nationale, le Général d’Armée Salifou Mody, assurant les fonctions de Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire par intérim, a pris une décision forte ce dimanche 28 décembre 2025. En prononçant la suspension immédiate de Monsieur Moussa Madougou Dakaou, Chef de canton de Sokorbé dans le département de Loga, l’autorité ministérielle envoie un message limpide : la République ne tolérera aucune dérive menaçant l’unité du pays, quel que soit le statut de son auteur.

La décision, signée par le Ministre par intérim, répond à une nécessité impérieuse de maintien de l’ordre public. Il est reproché au désormais chef suspendu d’avoir franchi la ligne rouge en s’aventurant sur le terrain glissant de la cyber-haine. Selon les éléments établis, Monsieur Dakaou a utilisé l’espace public et les réseaux sociaux pour diffuser des propos à caractère stigmatisant et communautaire.

Plus grave encore, ce dignitaire coutumier s’est livré à des attaques injurieuses et outrageantes contre des responsables publics dans l’exercice de leurs fonctions. Le Général Salifou Mody a jugé ces agissements incompatibles avec la mission d’auxiliaire de l’administration dévolue aux chefs traditionnels, rappelant que leur influence sur les populations constitue, dans ce cas de figure, une circonstance aggravante.

En agissant avec promptitude, le Ministre d’État par intérim réaffirme la primauté de l’intérêt général. L’arrêté souligne avec force que la mission d’un chef traditionnel implique une obligation renforcée de réserve, de neutralité et de loyauté envers l’État. En violant ces principes sacrés pour inciter à la haine ethnique, le chef de canton de Sokorbé a failli à son devoir de préservation de la paix communautaire.

Face à l’urgence de prévenir tout trouble supplémentaire et de garantir la sérénité des citoyens, l’administration a fait usage de son pouvoir disciplinaire autonome. Cette mesure conservatoire dépouille provisoirement l’intéressé de l’ensemble de ses prérogatives, avantages et attributs, le temps qu’une procédure disciplinaire, désormais ouverte, fasse toute la lumière sur ce dossier.

Le Ministère de l’Intérieur a pris toutes les dispositions pour que cette décision n’impacte pas le quotidien des administrés de Sokorbé. Un intérim sera assuré conformément aux textes en vigueur jusqu’à l’issue de la procédure, garantissant ainsi la continuité de la chefferie sans l’influence délétère des propos incriminés.

Par cet acte de gouvernance rigoureux, le Général Salifou Mody rappelle que sous l’ère du CNSP, la protection de la cohésion sociale n’est pas une option, mais une obligation absolue pour tous les serviteurs de l’État.


Adam Iboun Gueye 

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